@

Argumentaire :

A l’origine du livre édité par la faculté des lettres de la Manouba en 1995, se trouve une enquête menée dans les archives nationales. L’exploitation des registres des Dawaya-s et Khataya-s, nous a permis la réalisation d’une thèse, soutenue en 1985, sous la direction de monsieur le professeur M.H. Chérif et portant le titre Al Fasad wa Raduhu.

Plusieurs questions se posent pour ce type de sujet à commencer par le sens et la définition des notions de corruption et de malversation ou fasad.
Le terme fasad, dans les pays arabes, revêt plusieurs significations qui constituent autant de point de vue et de nuances possibles d’une réalité historique multiple et différenciée. Quoique souvent utilisé, dans une acceptation négative, en opposition avec les valeurs religieuses de bonne morale, de salah et de bonne conduite par référence au texte Quranique et écrits des Fuquahas qui dénoncent Al Fasad. D’autres valeurs contemporaines, par opposition, s’y ajoute, de transparence, de bonne gouvernance, de main propre sont utilisés dans les régimes politiques démocratiques et par les instances internationales qui luttent contre la corruption.
Ainsi, al fasad, la corruption et la malversation posent les questions fondamentales des rapports entre le pouvoir et la richesse, entre le public et le privé. Par ailleurs, la dénonciation du Fasad fut bien un instrument de lutte politique au service d’un régime politique (le beylik en Tunisie) qui dans certains cas encouragea le recours à des solutions autoritaires radicales au nom de la lutte contre al Fasad. La répression et la condamnation du Fasad exercées par les agents du beylik, avaient néanmoins permis de renflouer les caisses de l’Etat.

D’autres pistes de recherches s’offrent à nous pour tenter de cerner sur le plan à la fois politique, social, économique et culturel et de proposer des clefs de lectures en mesure d’éclairer un phénomène perçu comme responsable du dérèglement social et politique en Tunisie.

Sans prétendre épuiser le sujet on peut signaler à titre indicatif les pistes suivantes :
– Les scandales politiques et financiers et leurs acteurs.
– L’argent et le pouvoir.
– Clientélisme et pratiques de la faveur.
– Contrôle sociale et opinion publique.
– Institutions et instances de régulation et de contrôle de la corruption et de la malversation.

Jeudi, 20 septembre 2018

18:15 – 18:45 h Inscription

18:45 – 18:55 h Session d’ouverture
Mme Hayet Doghri
Présidente
Forum de l’Académie Politique
Membre du conseil scientifique du FOAP

Dr. Holger Dix,
Représentant résident
Konrad-Adenauer-Stiftung
Tunis – Tunisie

18:55 – 20:30 h Modérateur de la Rencontre-Débat
Pr. Mohamed El Aziz Ben Achour
Historien, ancien directeur de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine
Ancien directeur général de l’ALECSO
Ancien Ministre de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine
Membre du conseil scientifique du FOAP

Pr. Jamel Ben Tahar
Université à La Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba, Tunis.

Débat

20h30 Café de clôture

@

Articles en relation

Chargement....