@

Argumentaire

 » Le système éducatif tunisien assassine l’esprit critique » ce cri lancé par le jeune Mehdi Chérif, qui après son bac a écrit un ouvrage intitulé  » Réflexions d’un élève soumis, ma contribution à la réforme de l’éducation. », nous alerte sur l’absence de ce concept qui est capable de former les élèves. En effet, le concept de l’esprit critique forme l’élève à n’accepter aucune assertion sans s’interroger et se documenter sur sa valeur.
C’est le doute méthodique cher à Descartes. C’est au fait le contraire de l’amalgame des jugements spontanés et des idées surtout à l’époque des fake news sur les réseaux sociaux, la radicalisation djihadiste sur internet et l’adhésion des jeunes à diverses thèses parfois même sans vérification de leurs fondements. La formation à l’esprit critique à l’école devient dès lors une priorité à mettre en avant par le gouvernement.
Mais dans les pratiques courantes, actuelles, officielles, des classes où trouve-t-on de quoi développer une telle forme d’esprit?
Aujourd’hui, plus que jamais n’a-t-on pas besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d’effectuer des choix pertinents pour jouir de plus de liberté?
Afin d’atteindre ce noble objectif, il est à noter que l’esprit critique doit prendre ses racines dans une éducation fondée sur la discipline, le respect du corps enseignant, la rigueur, la rationalité et une documentation de qualité.
Sans ces valeurs fondamentales, l’indispensable esprit critique déboucherait immanquablement sur l’absence de méthode et une dangereuse conception débridée de la liberté.
Quant à l’esprit d’initiative qui n’est autre que le potentiel qu’a tout être humain de sortir de son cloisonnement pour appréhender sérieusement les situations nouvelles et prendre des décisions de façon personnelle, responsable et assumée, est l’une des huit compétences clés pour l’apprentissage tout au long de la vie.
En Finlande, on parle des « Speed Dates » avec des mises en relation minute entre enseignants et entrepreneurs. Dans ce pays, on a compris que l’apprentissage de l’entrepreneuriat à l’école et la nécessité d’approfondir les compétences des jeunes à la résolution des problèmes est à même de contribuer à la construction d’un développement durable.
En Tunisie, au contraire, les portes de l’école s’ouvrent difficilement à l’entrepreneuriat malgré certaines initiatives des associations comme INJAZ Tunisie ou l’ATUPEE qui a animé les clubs entreprendre dans les écoles, collèges et lycées, pour former des bénévoles animateurs. Mais cela ne constitue que des expériences isolées dédiées à quelques élèves. Comment généraliser ces pratiques en les intégrant dans le curriculum de tous les élèves?

Programme
Jeudi 20 février
18.00h – 18.30 h Inscription

18.30h – 18.40 h Session d’ouverture

Mme Hayet Doghri,
Présidente
Forum de l’Académie Politique

Dr. Holger Dix,
Représentant résident
Konrad-Adenauer-Stiftung – KAS Tunisie

Dr. Hatem Ben Salem,
Ministre de l’Education
Ministère de l’Enseignement supérieur
et de la recherche scientifique par intérim

18.40 – 20.15 h
Modérateur de la Rencontre-Débat
Pr. Zeineb BEN AMMAR MAMLOUK,
Directrice fondatrice de l’ESSECT
Ancienne présidente de l’Université de Tunis El Manar
Membre du conseil scientifique du FOAP

Pr. Dr. Mohamed Naceur Azaiez,
Doyen Tunis Business School

Dr. Zohra Ben Lakhdar,
Responsable Innovation Pédagogique
Ecole Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologies (ESPRIT)

Dr. Monia Zghal,
Directrice Esprit-prépa.
Ecole Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologies

Débat

@

Articles en relation

Chargement....