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PRESENTATION
Elaborer et mettre en place une politique de sauvegarde et de conservation du patrimoine cinématographique en Afrique et dans le monde arabe a toujours posé problème. Force est de constater que la résolution de ce problème récurrent reste, à nos jours, cantonnée dans la sphère des vœux pieux sans lendemains et constitue encore un défi majeur à surmonter.
C’est autour de cette problématique que les JCC organisent, à l’occasion de leur 50° anniversaire, un colloque International dont le programme est le suivant :
Premier axe.
Dresser l’état des lieux :
1/ Où en sommes-nous aujourd’hui ? Présentation de cas : des cinéastes (ou des producteurs cinématographiques) seront invités à présenter leurspropres expériences et l’état d’avancement de leur réflexion dans le domaine de la conservation du patrimoine cinématographique.
2/ Quel diagnostic peut-on établir sur l’état de conservation actuel du patrimoine cinématographique africain et arabe ?
3/ Quelles actions a-t-on menées dans ce cadre jusqu’à maintenant ? Quelles sont les initiatives publiques ou privées, nationales ou internationales consacrées à la sauvegarde et la conservation du patrimoine cinématographique africain et arabe ?
4/ Quelle est la situation institutionnelle ? Faire le point sur le déficit en institutions spécialisées dans la conservation du patrimoine cinématographique (cinémathèques, archives de films) en Afrique et dans le monde arabe.
a) Panorama de l’existant
b) Les projets potentiels ou en cours de réalisation et quels sont les obstacles auxquels ils sont confrontés.
Deuxième axe.
Quelle approche privilégier pour développer une politique de sauvegarde et de restauration du patrimoine cinématographique africain et arabe ?
1/ Opter pour une approche nationale ou continentale ou un mixte des deux approches ?
2/ Quelles structures de restauration devons-nous développer ?
a) Doit-on développer nos propres structures de restauration ou sous-traiter les opérations de restauration auprès des pays du nord ?
b) Et si on opte pour des solutions nationales, y a t-il l’expertise et le savoir-faire nécessaires localement ?
c) Et si ce n’est pas le cas, doit-on prévoir la mise en place de cursus de formation adéquats ?
d) Faut-il penser à mettre en place le plus rapidement possible une structure qui mutualise les compétences qui pourraient exister déjà sur le continent dans le domaine de la conservation du patrimoine cinématographique ?
3/ Quelles sont les solutions « techniques » à préconiser pour résoudre les problèmes spécifiques de la conservation :
-Du support filmique analogique et/ou
-Du support filmique numérique
Troisième axe.
Quel modèle économique viable choisir pour les institutions de sauvegarde et de conservation du patrimoine cinématographique africain et arabe à créer ?
1/ Le choix « impossible » :
-Structure publique ou privée ?
-Subventions étatiques ou mécénat ?
-Quel apport possible des institutions internationales concernées (UNESCO, FIAF, etc… )
2/Penser à prospecter d’une manière sérieuse toutes les possibilités de collaboration et de financement en privilégiant la coopération sud-sud (Afrique, Asie et Amérique du Sud).
Quatrième axe.
Les enjeux « politico-culturels » de la sauvegarde du patrimoine cinématographique dans le monde arabe et en Afrique.
a) Qu’en est-il de la diffusion de la culture patrimoniale en Afrique et dans le monde arabe ?
b) Quel usage réserver au patrimoine cinématographique sauvegardé ?
c) Quels canaux de diffusion privilégier notamment à l’ère du « tout » numérique et de la « dématérialisation » du document audiovisuel ?
d) Quels sont les nouveaux problèmes des droits d’auteurs et de propriété intellectuelle inhérents aux nouveaux canaux de diffusion numériques ?

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